MoDem et Ecologie

Publié le par Benoit PETIT

logo-modem.png

040.JPG

 

 

S'engager au sein du MoDem lorsqu'on est écologiste, n'a rien de paradoxal. Bien au contraire : l'engagement démocrate prolonge l'engagement écologiste, et inversement ! Chacun d'eux participe à la construction d'une troisième voie politique, qui n'est ni le socialisme, ni le sarkozisme (comment désigner autrement l'alliance des conservateurs, des libertariens, des gaullistes de gauche et de certains chrétien-démocrates ?).

 

L'écologie a besoin des démocrates. Nous savons que les urgences écologiques et sanitaires ne s'accomodent pas du clivage bipolaire gauche/droite ; dans le même temps, nous savons que la droite et la gauche n'ont pas su s'écologiser, malgré les efforts des différents partis écolos (les Verts pour le PS, CAP 21 pour l'UDF et GE/Nathalie KM. pour l'UMP)... et qu'ils ne sont toujours pas prêts à porter des projets « culturellement » écolo.

 

Dans ce contexte, la création du MoDem est une chance ! Le projet présidentiel de BAYROU, auquel a contribué Corinne LEPAGE et CAP 21, et autour duquel se sont retrouvés des verts, des écologistes indépendants, des responsables associatifs, et de nombreux citoyens éco-sensibles, est fondateur d'une fusion entre le mouvement écologiste et le mouvement démocrate (sociaux-démocrates et chrétiens-démocrates). Certes, l'étincelle qui s'est produite en mai doit être protégée, préservée, nourrie et développée... et nous serons particulièrement attentifs à cela... mais plus nous serons nombreux, du monde de l'écologie, à nous investir dans le MoDem pour affirmer nos convictions et nos valeurs, plus facile il sera de réussir le défi.

 

L'écologie politique française doit se libérer du clivage gauche-droite, à l'instar de la plupart des partis écologistes européens. Comme les Verts allemands, nous devons être capables de travailler aussi bien avec les sociaux-démocrates que les chrétiens-démocrates, au sein de coalitions unies dans la résolution des crises écologiques et sanitaires. Les élections municipales et cantonales de 2008 sont une occasion inespérée (et crutiale) : tout le monde veut travailler avec le MoDem ? Royal comme Fillion ! Et bien parfait... alors discutons des municipales. Qui est prêt, à Marseille, à faire tomber le projet d'incinérateur de Fos-sur-Mer ? Qui est prêt, à Aix, à réguler la circulation (mais vraiment ! On sort les voitures du centre d'aix, et on repense entièrement la mobilité dans le pays aixois) ? Qui est prêt à faire de nos villes et villages, des modèles de développement soutenable au niveau international ? Parlons enfin des éco-constructions, de la gestion des déchets, de la préservation de nos espaces, de nos politiques locales énergétiques, du combat contre la Très-Grande-Précarité, etc...

 

Si nous sommes nombreux au MoDem à porter ces enjeux, nous parviendrons enfin écologiser radicalement nos villes et nos départements.

 

Les démocrates ont besoin des écologistes. L'objectif du MoDem est simple : incarner un projet qui n'est ni celui de la majorité présidentielle, ni celui de l'opposition socialiste ; un projet qui pense différement la société, ses institutions, ses politiques nationales, ses rapports avec l'Europe, son modèle social ; un projet qui, dans le même temps, peut rassembler le plus grand nombre de personnes, qu'ils viennent de la gauche, du centre, de la droite ou des abstentionnistes. Les Français réclament de l'innovation... et c'est seulement ainsi que nous pourrons, à leur yeux, avoir suffisament de « valeur ajoutée » pour emporter leur confiance.

 

Dans cette optique, les thématiques écologiques sont de parfaits vecteurs de rassemblement et d'innovation. Ce n'est qu'en s'investissant pleinement dans l'écologie, que les démocrates parviendront à prendre une longueur d'avance sur les autres. Car si l'on se contente d'un vague patchwork entre les bonnes idées du PS et les bonnes idées de l'UMP, nous resterons dans une impasse électorale : souvenons-nous que les mélomanes préfèrent toujours les albums que les best-of. Les électeurs suivent la même logique.

 

7 millions de Français ont allumé une étincelle... des millions d'autres nous rejoindront tout au long de la mandature... ou pas... ca dépend de nous ! Une chose est sûre, nous avons une occasion rare à saisir, pour engager la révolution verte et orange.


Publié dans Archives

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Eugène 16/06/2007 11:44

D'accord avec toi Benoît.

Reste un problème de taille qd ^m: comment les électeurs peuvent-ils faire un chèque en blanc à un programme centré sur la distinction du bon
et du mauvais porté par les candidats MoDem,
voire celle du bien et du mal qui renvoie ce cher François à Genèse 2,16 (de mémoire). Il y a là toute la problèmatique d'un idéalisme face au pragmatisme idéologique et séducteur des adversaires pour conquérir quantitativement des opinions aditionnées faisant, ou de défaisant, les positions de pouvoir au sens politique.
Faute de repréciser la distinction de l'idéalisme formel ou structural, et son effet dans un programme d'action politique concret compréhensible par nos concitoyens, je ne vois pas comment le MoDem basculerait d'une position de force d'appoint que les adversaires ne chercheront qu'à marginaliser, à une position incontournable leur imposant une
révolution culturelle.

D'accord avec l'essentiel de ton post d'aujourd'hui. Mais le cercle restreint autour de François ne s'épargnera pas cette analyse. Sinon...