Jospin : mais qu'il se retire une bonne fois pour toutes !

Publié le par Benoit PETIT


"Je me retire de la vie politique : bla..bla..bla..". C'est avec ces mots que Lionel Jospin avait déserté les troupes PS en 2002, entre la présidentielle et les législatives, au moment où par sa faute personnelle, il avait conduit l'ensemble de la gauche dans la plus humiliante défaite de son Histoire.



Ciao yoyo
envoyé par plopblog


Et puis il n'a pas tenu sa parole. Jospin est revenu. Au début, comme un simple observateur qui entendait placer sa réflexion au dessus du vulgum pecus socialiste, comme un grand Sage qui distille son intelligence supreme sur les grands enjeux fondamentaux. Ensuite, comme un vulgaire porte-flingue "anti-Royal", du meme niveau que Nadine Morano coté UMP, qui pousse le bouchon jusqu'à donner des leçons de campagne présidentielle... Sacré "Maurice", le ridicule ne tue pas en politique.




Aujourd'hui, Jospin récidive, et il est encore plus pathétique que jamais ! ""Le rassemblement à gauche a contribué à la renaissance du socialisme français et permis ses victoires en 1981, 1988 et 1997. Rompre avec cette stratégie serait une décision lourde de conséquences"... oui, et 2002 ? et 2007 ? Ce que Jospin oublie un trop peu vite, c'est qu'il n'a pas le millième du talent de François Mittérand, et que depuis que lui, l'ex-trotskiste, est passé par là, la "gauche unie" est devenue la clé de la débacle assurée. Quelqu'un peut-il faxer à Lionel que l'on a changé d'époque ??

Fustigeant la stratégie d'ouverture au centre de son énemie intime Ségolène Royal (qui est également la stratégie de Pierre Moscovici et  de Martine Aubry, au passage), Jospin recommande plutot : "Un PS fort, c'est un parti qui se dote d'un programme convaincant, qui offre aux Français une image claire, qui sait s'unir quelles que soient les circonstances, et se donne un leader reconnu à l'extérieur et accepté par tous à l'intérieur". Le coup de l'Union sacrée autour d'un programme, c'est sur, c'est carrément original. Ce que Jospin ne comprend visiblement pas, c'est que l'on ne peut pas faire de programme commun - du moins, susceptible de gagner contre Sarkozy - entre des gens qui ne sont meme pas d'accord sur l'économie, le social et l'Europe. C'est juste le B.A.ba de la politique...

Si seulement Lionel Jospin était le seul à polluer nos J.T. d'aussi grosses niaiseries... cela n'aurait aucune importance. Mais les Universités d'Eté des Verts viennent de nous prouver qu'ils étaient beaucoup plus nombreux que cela (Cécile Duflot, José Bové, le pote à Hulot que personne ne connait...
cf. l'article de Cyril qui rejoint mon analyse). Et celles du PS vont nous démontrer qu'il y en a encore plus que l'on ose imaginer.

Pourtant les choses sont très claires : une grosse partie de la gauche a soit cessée de participer à la vie politique, soit rejoint le MoDem. Parce qu'ils en avaient marre de se coltiner le mythe de la "gauche plurielle". Parce que faire ami-ami avec les anticapitalistes quand on est soi-meme partisan de l'économie de marché, ça ne mène à rien, sauf a proposer des projets bidons et vide de substance (type de projet que les Français rejettent systématiquement... n'est ce pas Lionel ?). 

Combien de temps la gauche va-t-elle se voiler la face ? Combien de temps encore refusera-t-elle de couper le cordon idéologique et structurel avec Marx, Lénine et Trotsky ? Combien de réélections de Nicolas Sarkozy faudra-t-il avant qu'elle n'entende le message des Français ?

(Je transpose évidemment le raisonnement à Aix-en-Provence, où la pensée Jospinienne a si désastreusement guidé l'action des Medvédowsky, Skrivan, Aggopian et autre Annick Delhaye)

Le PS est face (une nouvelle fois... on commence à se lasser) à un choix historique :

- soit ils portent à leur tete Jospin Junior (alias Bertrand Delanoe), et ils pourront  alors commencer à préparer 2017

- soit ils portent à leur tete Pierre Moscovici (à la rigueur Ségolène Royal) et peut etre alors - j'ai bien dit peut etre - les Français se réconcilieront un peu avec la gauche traditionnelle.

(Je ne parle évidemment pas des Verts... chez eux, c'est apparemment totatelement désespéré... et dramatiquement désespérant)

Faites vos jeux ! Les paris sont ouverts... pour ma part, je mise sur la victoire de Delanoe, en espérant perdre...


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Charleston 05/01/2010 19:00


« ça intéresse qui  le troskiste de Jospin? ». Pas la jeunesse en tout cas, qui ignore le sens du mot trotskisme. Pas la vieillesse non plus, qui n’attend plus rien de Jospin ou de la gauche.
Pas le PS non plus, pas Benoît Hamon, l’hystérique métrosexuel de Martine Aubry, qui veut tourner toutes les pages pour ressembler au renouveau de la gauche. Pas Martine Aubry, qui voudrait se
débarrasser de l’image de fille de Delors, autre big loser socialiste. Pas Ségolène Royal, qui déteste Jospin qui le lui rend bien.