PS : On ne fait pas boire un ane qui n'a pas soif !

Publié le par Benoit PETIT



Dessin du jour : Le combat du siècle ...


Dessin de "Delize"



 

Si les meilleures choses ont toujours une fin, force est de regretter que les pires, en revanche, sont incessantes : non contents d’avoir occupé, ces dernières semaines, nos « temps de cerveaux disponibles » avec leurs querelles, leurs invectives et leurs stratégies pathétiques, les socialistes ont en effet décidé hier soir de jouer les prolongations. Comme si nous n’avions pas assez soupé de leur médiocrité collective. Comme si les petites histoires du PS étaient devenues, à l’aube du XXIe siècle, « l’opium [contemporain] du Peuple ».

 

Ras-le-bol de leurs tergiversations. La demie urne d’écart qui sépare Martine de Ségolène ? On s’en fout royalement ! Nos préoccupations sont ailleurs. Nous exigeons des réponses immédiates pour redonner du pouvoir d’achat aux Français ; pour éradiquer le phénomène des travailleurs pauvres ; pour sauver notre système de protection sociale et nos services publics. Nous exigeons des réponses pour sortir des crises écologiques et sanitaires qui nous menacent ; pour relancer et développer nos PME, PMI et nos acteurs de l’Economie sociale ; pour défendre toutes les générations, toutes les cultures, toutes les solidarités. Nous voulons imposer – par des sanctions effectives - des comportements éthiques aux industriels, aux financiers et aux multinationales qui nous ont plongé profondément dans la panade mondiale ; Nous entendons protéger les libertés individuelles et collectives contre les attaques ciblées des ultra-conservateurs français ; protéger le monde contre les velléités de guerre que certains dictateurs ont à l’égard des autres peuples…etc… etc…etc…

Clairement, la liste de nos préoccupations est longue. Et n’en déplaise aux responsables socialistes, elle ne comporte pas la question du leadership du PS ! L’échec du Congrès de Reims n’est pas d’avoir failli à trouver un Premier Secrétaire. Il est d’avoir fait abdiquer la pensée socialiste sur chacun de ces thèmes, et tant d’autres.

 

Que le PS se divise, ou pas, quelle importance ? Ni Aubry, ni Royal, ni Hamon, ni Delanoe, ni Fabius, ni Lang, ni Peillon, ni Hollande, ni Jospin, ni Emmanuelli, ni Mélanchon, n’ont de réponses à nos problèmes ! Car s’ils en avaient eu, nous n’en serions pas là aujourd’hui. La force et la pertinence de leurs idées auraient mis tout le monde d’accord au Congrès et aux élections d’hier soir. Ce n’est manifestement pas le cas… parce que manifestement, ils n’ont pas d’idées fortes et pertinentes.

 

Soyons-en bien conscients, les uns et les autres : du coté de la rue Solférino, il n’y a aucun projet alternatif crédible au sarkozisme. Leur seule obsession est de trancher entre le « TSS » (« tout-sauf-Ségolène ») et le « TPS » (« tout-pour-Ségolène »), point final. Ils n’ont aucune vision d’avenir, seulement des « désirs d’avenir » individuels.

 

A nous de leur montrer que nous ne sommes pas dupes… laissons le PS à sa médiocrité et tournons nous vers ceux qui assument leurs responsabilités politiques. Nos vies et celles de nos enfants ne sont pas des jouets dont on se sert pour écraser le concurrent. Tant pis pour eux s’ils refusent de comprendre cette évidence. D’autres, heureusement, en sont conscients, eux !   

Publié dans Archives

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HDP 23/11/2008 23:06

En quelque sorte, c'est celà se couper du monde réel, ne plus avoir de contacts avec le monde des travailleurs qu'ils soient manuels ou intellectuels. Ne plus parvenir à appréhender les espérances de ceux-ci. c'est trés grave ! Si les préoccupations de nos politiques se résument à leur carrière et leur image de marque, alors c'est encore plus grave !
Qu'importe si le costume ou le tailleur soient griffés, que la cravate ou le détail accessoire féminin soient du dernier chic, celà, on s'en fiche, ce qu'on veut, ce sont des idées, des solutions, pas un défilé de haute couture. Il y a des mannequins pour celà et souvent bien moins grassement rémunérés. A eux, on ne leur demande pas de réfléchir.