Mme Joissains : entre "pseudo-convictions vertes" et "bilan anti-écologique"

Publié le par Benoit PETIT

Texte publié sur le site "Tous ensemble pour Aix"


Madame Joissains n’est plus à un mensonge près. Et lorsqu’elle tente – de manière assez « abracadabrantesque » - de faire croire qu’elle est l’ambassadrice historique de l’écologie, la liste de ces mensonges s’allonge… encore et toujours. Il suffit de se promener dans Aix pour comprendre l’imposture : rien ne ressemble, ni de près, ni de loin, à une politique environnementale cohérente.

Prenez par exemple le nouveau quartier de la Duranne. Madame Joissains nous explique qu’elle compte y implanter un éco-quartier prochainement, et qu’en tout état de cause, les habitants du quartier actuel sont ravis de ce qui s’est fait depuis 8 ans (il serait peut-être temps pour Mme Joissains de découvrir la concertation et le dialogue avec la population : elle aurait des surprises !!).
En réalité, ce que Mme Joissains a fait de la Duranne est l’anti-thèse parfaite de ce que préconise l’écologie en matière d’urbanisme : du béton, du béton, du béton ; aucune réflexion poussée en matière de consommation d’énergie et d’isolation thermique ; pas une idée intelligente en matière de mobilité et de transports… Mais le plus grave est que ce quartier s’est construit sans aucune vision urbanistique préalable, un peu comme des gamins qui jouent aux légos. Rendez-vous compte : nous sommes sans doute l’une des rares Villes du monde à faire intervenir un architecte-urbaniste une fois que tout a été construit ! Cette désignation tardive est un aveu d’échec… la preuve que Mme Joissains a découvert le terme d’ « éco-quartier » aux lendemains de l’élection européenne.

En fait, Mme Joissains ne sera jamais une écologiste pour une raison simple : elle est incapable de se projeter ne serait-ce que dans le moyen terme, encore moins d’évaluer les conséquences environnementales, sociales et sanitaires de ses « pulsions urbaines ».

Une seconde raison s’impose d’évidence : Mme Joissains n’aime pas discuter avec la population. Or pour faire du développement durable, le dialogue avec les gens est indispensable, tout le temps, sur tous les sujets… Lorsqu’elle déclare refuser volontairement la création des Conseils de quartiers, alors même que la Loi l’impose (rappelons qu’elle est députée…), chacun comprend qu’il ne faut pas gratter trop loin pour réaliser que la démocratie de proximité, ce n’est pas son « truc ».

D’une manière générale, les exemples du bilan « anti-écologique » de Mme Joissains est impressionnant. L’on pourrait revenir une fois encore sur sa manière d’ « accompagner » le projet de délocalisation de la polyclinique Rambot au Montaiguet : un projet aussi lourd de conséquences sur l’urbanisme, les transports, la qualité de vie, que l’on impose aux habitants sans concertation préalable (encore et toujours) et qui est bien plus avancé que ne le laisse faussement croire Mme Joissains à la population, démontre toute son incompétence. Comment peut-elle dire aujourd’hui qu’elle attend les « contre propositions » des porteurs du projet, que ce n’est pas à elle « d’aller vers le privé », et que « la Ville ne paiera pas un sou pour une opération qui est privée » ? Dans quel monde vit-elle ?
Bien sur qu’un tel projet entrainera de facto de la dépense publique, ne serais-ce qu’en terme de voies de circulation ou d’investissements dans le quartier. Mais surtout, quel Maire se laisse imposer un projet aussi important, en se contentant simplement d’attendre derrière son bureau qu’on lui fasse des « contre-propositions » ?!

Les Aixois doivent en être conscients : Mme Joissains tente de les duper s’agissant de ses « pseudo-convictions vertes »… rien de cela n’est vrai : ses actes le prouvent.

Finalement, que Mme Joissains n’ait aucune « culture » écologique et de développement durable est sans doute préoccupant, mais n’est pas le plus grave. Ce qui est grave, en revanche, est que personne dans son « clan » n’est capable de compenser ces lacunes… bien au contraire ! Mr Bramoullé (son numéro 2) par exemple, est l’auteur – en tant qu’universitaire – d’un livre assassin contre l’écologie et le principe de précaution intitulé « la peste verte ». Ceci explique sans doute cela… Que penser également du soutien du groupuscule « le Trèfle » à sa candidature, comme s’il était indispensable pour Mme Joissains d’avoir une caution écologique supplémentaire. Pour information, « le Trèfle » a été créé par un ancien élu marseillais de l’ultra-droite (M. Manovelli) et n’est jamais présent ailleurs que sur les tracts électoraux des candidats de l’UMP.

Vivement Dimanche prochain, que l’écologie prenne enfin tout son sens dans les politiques publiques de la Ville.

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